Toute passion est synonyme d’exagération et donc d’injustice.

22h16 : Alors que j’étais en train de faire la mise en page pour le mois d’octobre de mon blog, je suis tombée sur un extrait de Baha’u'llah que j’avais inséré dans mon texte du 7 octobre 2008. En le relisant, maintenant, je suis sidérée ! Je m’explique. Le 3 octobre 2008, j’avais écrits un texte sur ma passion pour la musique et ce matin, j’ai écrit un texte sur ma passion pour la biologie ; dans ces deux textes, j’explique comment ces deux passions ont été infructueuses pour moi. Maintenant, à la lumière de l’extrait ci-dessous, je comprends le pourquoi de ces deux échecs alors qu’à l’origine, j’étais plus que bien nantie pour réussir dans ces deux domaines. La raison est l’exagération de ma part dans mes rapports vis-à-vis de la musique et vis-à-vis de la biologie ; exagération qui se traduit, d’après l’extrait, par un manque de justice. Et voilà, on y arrive enfin aux explications concernant le thème de la justice ! Voici l’extrait :

Quiconque s’attache à la justice ne peut, en aucune circonstance dépasser les bornes de la modération. Il discerne la vérité en toutes choses, guidé qu’il est par Celui qui voit tout. La civilisation, tant vantée par les représentants plus qualifiés des arts et des sciences, apportera de grands maux à l’humanité, si on lui laisse franchir les limites de la modération. Ainsi vous avise Celui qui est l’Omniscient (Baha’u'llah, Extraits des Ecrits de Baha’u'llah).

N’est-ce pas incroyable toutes ces coïncidences ? Et ce n’est pas tout, car l’extrait me donne des justifications pour mes deux échecs : Dieu ne m’a pas laissée franchir les limites de la modération (en m’imposant ces deux échecs) pour éviter que je n’apporte de grands maux : à moi-même d’abord (du point de vue santé) et à ma petite famille (mon mari et mes deux enfants que mes absences répétées perturbent certainement).

En effet, tout concorde car :

Nul ne peut atteindre son rang véritable excepté par son sens de la justice“, constate Bahà’u'llàh. “Il n’y a de force que dans l’unité. Seule la consultation peut mener à la prospérité et au bien-être.” (Maison universelle de justice, Vers une humanité prospère).

La parole de Dieu que la Plume suprême a rapportée dans la sixième feuille du Paradis le plus exalté est la suivante: La lumière des hommes est la justice. Ne laissez pas les vents contraires de l’oppression et de la tyrannie l’éteindre. Le but de la justice est l’apparition de l’unité parmi les hommes. L’océan de la sagesse divine surgit dans cette parole exaltée alors que les livres du monde ne peuvent contenir sa signification profonde. L’humanité serait-elle vêtue de cette parure qu’elle apercevrait l’astre du jour de la parole. Ce jour-là Dieu comblera chacun de son abondance, brillant avec éclat au-dessus de l’horizon du monde. Appréciez la valeur de cette parole; c’est un noble fruit que l’arbre de la Plume de gloire a produit. Heureux l’homme qui y prête l’oreille et observe ces préceptes. En vérité je le dis, tout ce qui est envoyé des cieux de la volonté de Dieu est un moyen pour établir l’ordre dans le monde et un instrument pour promouvoir l’unité et la fraternité parmi ses peuples. Ainsi a parlé, de sa plus grande prison, la langue de cet Opprimé (Baha’u'llah, Tablettes de Baha’u'llah).

Toutes les manifestations divines ont proclamé l’unicité de Dieu et l’unité de l’humanité. Elles ont enseigné que les hommes devaient s’aimer et s’aider mutuellement afin de pouvoir progresser. Alors, si cette conception de la religion est vraie, son principe essentiel est l’unité de l’humanité. La vérité fondamentale des manifestations est la paix. Celle-ci est la base de toute religion, de toute justice. Le dessein divin est que les hommes vivent dans l’unité, la concorde et l’harmonie, et qu’ils s’aiment les uns les autres. Réfléchissez aux vertus du monde humain et admettez comme réel que l’unité de l’humanité est la base fondamentale de toutes ces vertus (Baha’u'llah, Les bases de l’unite du monde).

 

D’après les extraits ci-dessous, la justice a un pouvoir de transformation sur l’humanité ; ceci me rappelle cette annonce de changement que j’ai reçue en même temps que l’annonce d’une éducation sur le thème de la justice (voir le 7 octobre 2008) :

L’outil essentiel pour transformer la société et réaliser l’unité du monde, affirme Bahà’u'llàh, est la justice qu’il convient d’enraciner dans les affaires de l’humanité. Le sujet occupe une place centrale dans ses enseignements (Communauté internationale baha’ie, baha-u-llah).

 

Dans l’extrait ci-dessous, on trouve les différentes manifestations de la justice (à l’échelle de l’individu, du groupe…), ainsi que ce que le soucis de justice permet d’éviter :

Au niveau de l’individu, la justice est cette faculté de l’âme humaine qui permet à chacun de distinguer le vrai du faux. Bahà’u'llàh affirme qu’elle est, aux yeux de Dieu, “la chose préférée” puisqu’elle donne à tout individu les moyens de voir par ses propres yeux et non par ceux des autres, de connaître par son propre jugement plutôt que par celui de son voisin ou de son groupe. Elle exige de nous un jugement impartial, un comportement équitable envers autrui ; elle est donc une compagne constante, quoiqu’ exigeante, dans chaque acte quotidien de notre vie.

Au niveau du groupe, le souci de justice est l’indispensable repère d’une prise de décision collective, car c’est le seul moyen de parvenir à l’unité de pensée et d’action. Loin d’encourager l’esprit punitif qui lui a si souvent servi de masque par le passé, la justice est l’expression concrète de la notion, qu’en matière de progrès, les intérêts de l’individu et ceux de la société sont inextricablement liés. Dans la mesure où la justice devient la règle des relations humaines, un climat d’échange s’installe qui permet alors d’examiner, sans passion, les options en présence et d’adopter une ligne de conduite appropriée. Dans un tel climat, les éternelles tendances à la manipulation et à l’esprit partisan ont bien moins de chance d’infléchir le processus de prise de décision.

Les conséquences pour le développement économique et social en sont profondes. Le souci de justice protège la tâche de définir le progrès de la tentation de sacrifier le bien-être de la majeure partie de l’humanité – voire de la planète elle-même – au nom de progrès technologiques dont les retombées ne bénéficient qu’à des minorités privilégiées. En matière de conception et de planification, il empêche que des ressources limitées ne soient détournées au profit de projets étrangers aux priorités économiques et sociales essentielles d’une communauté. Mais surtout, seuls les programmes de développement susceptibles de satisfaire les besoins de l’humanité et dont les objectifs sont considérés justes et équitables auront des chances de gagner l’adhésion de masses dont dépend leur mise en oeuvre. Si tous les membres de la société – voire tous les groupes qui la composent – étaient assurés que des règles les protègent et qu’ils bénéficieront tous équitablement des fruits escomptés, ils réussiraient à faire preuve de qualités d’honnêteté, d’ardeur au travail et d’esprit de coopération nécessaires à la réalisation de grands objectifs collectifs, même astreignants.

Ainsi la question des droits de l’homme se trouve au coeur du débat sur la stratégie du développement économique et social. Concevoir une stratégie de ce type exige de se défaire de l’emprise des fausses dichotomies qui ont longtemps tenu les droits de l’homme en otage. Se préoccuper d’assurer à tous la liberté de pensée et d’action menant à l’épanouissement personnel ne justifie pas le culte de l’individualisme qui corrompt si profondément de nombreux pans de la vie contemporaine. Se soucier du bien-être de la société dans son ensemble n’implique pas non plus qu’il faille déifier l’Etat, supposé être la source du bien-être de l’humanité. Bien au contraire, l’histoire de notre siècle montre à l’évidence que ces idéologies et les démarches partisanes auxquelles elles conduisent se révèlent être les principaux obstacles à la satisfaction des intérêts qu’elles prétendent servir. Ce n’est que dans un cadre consultatif, rendu possible par la conscience de l’unité organique de l’humanité que toutes les facettes de la question des droits de l’homme peuvent trouver une expression légitime et créative.

Aujourd’hui, l’organisme à qui revient la tâche de créer un cadre pour promouvoir les droits de l’homme et les préserver de ceux qui voudraient les exploiter est constitué par le système des institutions internationales issu de ces terribles tragédies qu’ont été les deux guerres mondiales et de l’expérience d’une crise économique planétaire. Il est révélateur que l’expression “droits de l’homme” ne soit d’emploi courant que depuis la promulgation de la Charte des Nations Unies en 1945 et l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, trois ans plus tard. Ces documents historiques ont formellement reconnu que l’instauration de la paix dans le monde doit aller de pair avec celle de la justice sociale. Le fait que cette déclaration ait été votée en Assemblée Générale sans opposition lui a conféré d’emblée une autorité qui n’a depuis cessé de se renforcer.

L’activité la plus intimement liée à la conscience, qui est le propre de la nature humaine, est la faculté d’explorer personnellement la réalité. La liberté de rechercher le but de l’existence et de développer des dons potentiels, qui rendraient un tel but accessible, a besoin d’être protégée. Les êtres humains ont le droit d’accéder librement au savoir. Qu’une telle liberté soit souvent dévoyée et que ce dévoiement soit, de façon flagrante encouragée par certains aspects de la société contemporaine n’enlève rien à la validité de cet élan.

Cet élan distinctif de la conscience humaine est la justification morale de nombre des droits inscrits dans la Déclaration universelle et dans d’autres pactes y relatifs. L’éducation universelle, la liberté de mouvement, l’accès à l’information et la possibilité de participer à la vie politique sont tous des aspects de son action qui nécessitent une garantie explicite de la part de la communauté internationale. Il en est de même de la liberté de pensée et de croyance, qui inclut la liberté religieuse, ainsi que du droit d’avoir des opinions et de les exprimer correctement.

L’humanité étant une et indivisible, chacun de ses membres est un gage qui lui est confié dès la naissance. Cette responsabilité constitue le fondement moral de la plupart des autres droits – économiques et sociaux notamment – que les textes des Nations Unies tentent de définir : droit à la sécurité de la famille et du foyer, droit à la propriété et à la vie privée. La communauté pour sa part, a, entre autres, l’obligation de fournir du travail, de pourvoir aux besoins de santé physique et mentale, d’assurer une sécurité sociale, un salaire décent, des périodes de repos et de loisirs, enfin d’offrir toute une série d’autres services que les membres d’une société peuvent légitimement attendre d’elle, à titre individuel.

Ce principe de responsabilité collective signifie aussi que tous sont en droit d’attendre des lois nationales et internationales qu’elles préservent les éléments culturels essentiels à l’identité de chacun. A l’instar du réservoir génétique de la vie biologique de l’être humain et de son environnement, l’immense richesse de notre variété culturelle, acquise au fil de milliers d’années est vitale au développement économique et au progrès social d’une race humaine qui, dans son intégralité, atteint la maturité. Elle représente un patrimoine qui devrait pouvoir fructifier dans le cadre d’une civilisation mondiale. D’une part, il faut protéger les expressions culturelles des influences matérialistes étouffantes actuellement à l’oeuvre, d’autre part permettre aux cultures d’agir les unes sur les autres pour former des modèles de civilisation en constante mutation, libres de toute manipulation à des fins politiques partisanes.

Bahà’u'llàh écrit : “La justice est la lumière des hommes. Ne l’étouffez pas avec les vents contraires de l’oppression et de la tyrannie. Le but de la justice est de faire naître l’unité parmi les hommes. L’océan de la sagesse divine s’enfle à l’intérieur de ce mot sublime tandis que tous les livres du monde n’en peuvent contenir le sens profond.”

(Maison universelle de justice, Vers une humanité prospère)

2 réponses à “Toute passion est synonyme d’exagération et donc d’injustice.”

  1. A propos des secrets de la passion. « Approfondissement dans la Vérité Absolue dit :

    [...] je comprends aussi la Logique Divine qui m’avait poussée à écrire, il y a sept mois, le texte Toute passion est synonyme d’exagération et donc d’injustice. En effet, chaque fois que nous éprouvons de la passion pour autre chose ou quelqu’un d’autre [...]

  2. Notre pratique de l’amour de Dieu nous permet de recevoir le Don Divin de certitude absolue et de fidélité absolue envers Dieu, nous détachant ainsi des passions dirigées vers ce qui n’est pas Dieu. « 4. Journal d’un Message à l'Huma dit :

    [...] que le temps d’un seul instant. Celui qui manque à cette directive, aura manqué à la justice (Toute passion est synonyme d’exagération et donc d’injustice) et son lot est la souffrance, tandis que celui qui la suit, son lot est le contentement [...]

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