Ma profession officielle est « Professeur hospitalo-universitaire », pour laquelle le Ministère de la Santé Publique de mon pays me donne un salaire mensuel. Mon travail a toujours occupé une place très importante dans ma vie, trop peut-être… Dès l’âge de trois ans ( !) je savais que je voulais faire de la biologie. A sept ans, chaque fois que ma mère m’emmenait à mon cours de danse classique, je m’arrêtais devant une vitrine où il y avait exposé un microscope à vendre et dont le prix équivalait aux deux tiers de son salaire, à l’époque. Après plusieurs semaines, voyant à quel point ce microscope me fascinait, sans que jamais je ne le lui ai demandé, elle m’a proposé de me l’acheter ; ce jour-là, j’étais devant la vitrine, j’ai réfléchis quelques instants puis je lui ai dit : « Plus tard, le microscope fera partie de mon travail ; je ne veux pas te faire dépenser une telle somme aujourd’hui, je n’aurais qu’à attendre, c’est tout ». Effectivement, après de longues années d’études, je suis parvenue à faire le travail qui m’a toujours passionnée ; j’ai utilisé toutes sortes de microscopes et même un appareil encore plus sophistiqué que le microscope, le cytomètre en flux, qui m’a permise de rendre service à mon pays et de me réaliser dans mon travail. Cependant, aujourd’hui, je me rends compte que l’erreur que j’ai faîte est que j’ai trop aimé cet appareil (le cytomètre en flux) ; à l’époque où je faisais ma thèse de troisième cycle, je passais des heures à travailler avec lui et il m’arrivait souvent de lui parler comme à quelqu’un de très cher à mon cœur ; je ne sentais même pas le temps passer, je réalisais qu’il fallait arrêter de travailler et rentrer lorsque je voyais par la fenêtre qu’il faisait nuit. Je pense que c’est ce qui m’a mené à ma privation, progressivement depuis l’année 2005, de travailler sur cet appareil. Je ne le savais pas, à l’époque, mais cet amour et cette passion pour mon travail en général, n’auraient du être dirigés que vers Dieu. A présent, j’en suis parfaitement consciente et c’est pourquoi je renonce, consciemment et volontairement, à mon travail officiel que je relègue au second plan, parce que c’est ce que Dieu veut. Ma seule et unique passion est Dieu ; et ma fonction véritable et la plus importante à mes yeux, dans cette vie, est le service de Dieu. C’est-à-dire qu’en tout lieu et en toute circonstance (notamment à mes deux lieux de travail hospitalier et universitaire), mon objectif principal devient le fait de donner l’exemple aux personnes qui me côtoient ; pour cela, mon comportement et mes paroles devront être irréprochables et devront toujours se faire dans le détachement le plus grand.
L’espèce humaine peut être comparée à des enfants allant à l’école du monde, et que des maladies invétérées auraient rendu faibles et impuissants. Les Etres bénis [les prophètes et les élus] sont les divins maîtres de la société, et les médecins de l’hôpital de Dieu. Ils sont les messagers de la Providence, les soleils de l’atmosphère éthérée de la Direction; c’est par eux que la flamme lumineuse des perfections cachées, les images effacées et éteintes sous le globe de la lampe humaine, sont rallumées au feu divin; grâce à eux les maladies invétérées sont détruites par la faveur de la Providence et par l’esprit évangélique.
(Abdul Baha Abbas, La politique. Traduction de courtoisie d’extraits par Hippolyte Dreyfus-Barney vers 1920 ; compilé par Thomas Linard dans : monde, cp_politique).
Dans ce que j’ai écrit aujourd’hui, il n’y a finalement rien de nouveau puisqu’il s’agit, encore une fois, de la question du détachement de tout ce qui n’est pas Dieu. Mais il s’agit pour moi de stabiliser ce que j’ai appris dans un passé très récent. Si l’on fait, au départ, le choix de se détacher des choses terrestres, on ne devient pas détaché du jour au lendemain. En ce qui me concerne, il y a eu des prises de conscience ponctuelles de certains de mes comportements non détachés et que j’ai essayé d’analyser en profondeur pour découvrir où était précisément la faille. Une fois que j’ai situé l’anomalie, j’ai pris, à chaque fois, la décision sincère de faire attention, la prochaine fois, pour ne pas répéter la même erreur. Il arrivait souvent que je refasse, malheureusement, la même erreur ; mais je n’ai jamais désespéré et j’ai persévéré dans mes efforts. La première fois que je contourne le piège consciemment et volontairement, je suis très contente de moi-même et j’ai l’impression que ça y est, j’y suis enfin. Mais, quelques temps plus tard, je me surprends à refaire la même erreur et là, au contraire, j’entre en colère contre moi-même et parfois même je déprime ; et c’est là que je me rends compte qu’il faut accepter le fait de devoir passer par des périodes de régression au cours desquelles il ne faut ni s’énerver, ni paniquer, ni désespérer. Nous sommes des êtres humains et l’erreur est humaine. Il faut juste se dire que jamais rien n’est gagné d’avance et qu’il faut un effort de tous les jours et de tous les instants pour pouvoir progresser doucement mais sûrement.
4 octobre 2009 à 21:16
[...] Pour parvenir à Dieu, faire des efforts dans le Chemin de Dieu et vouer à Dieu une passion exclusive. By alarecherchedelaveriteabsolue Parvenir à Dieu n’est pas le privilège des Prophètes de Dieu mais, au contraire, est à la portée de tout être humain. Pour cela, il suffit de faire des efforts pour constamment s’améliorer dans le Chemin de Dieu et de vouer à Dieu une passion exclusive. En effet, dans le verset ci-dessous du Coran, l’expression « associer quelqu’un dans l’adoration de Dieu » correspond bien, au premier degré, aux polythéistes ; mais au second degré, elle concerne aussi toute passion que nous pourrions ressentir pour autre chose que Dieu (voir : Nous ne devons éprouver aucune passion hormis pour Dieu). [...]
8 juillet 2010 à 23:20
[...] Nous ne devons éprouver aucune passion hormis pour Dieu [...]