A ce niveau de mon voyage spirituel, je pense avoir vécu chacune des sept étapes mentionnées dans le livre Les sept vallées de Baha’u'llah. Par conséquent, je clos ce blog, pour en entamer un autre qui sera le journal de mon approfondissement (http://approfondissement.wordpress.com).
Fin de mon journal des sept vallées, début du journal de mon approfondissement.
8 mars 2009 par alarecherchedelaveriteabsolueJe dois perfectionner mon abandon à la confiance totale en Dieu.
3 décembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueCes derniers jours, je suis plusieurs fois tombée par hasard sur l’extrait ci-dessous qui est très éloquent pour me faire comprendre que je devrais développer mon état de vie en Dieu de manière plus intense, notamment en me laissant aller à la confiance totale en Dieu en toute circonstance. Chaque fois que je me refuse à cette confiance, je m’éloigne de Dieu et je me fais du tort à moi-même.
Verset 2.21 : O forme mouvante de poussière! Je désire communier avec toi, mais tu me refuses ta confiance. L’épée de ta rébellion a abattu l’arbre de ton espérance. Je suis en tout temps près de toi, mais tu es toujours loin de moi. Je t’ai réservé la gloire impérissable, mais tu as choisi pour toi-même un abaissement sans limites. Alors qu’il en est temps encore, reviens et ne laisse pas passer ta chance (Baha’u'llah, Paroles Cachées).
Plus je m’abandonnerai à la confiance inconditionnelle en Dieu, plus je deviendrai réceptive au savoir divin et plus la Vérité m’apparaîtra avec plus de certitude.
Avec la permission de Dieu, il t’incombe de purifier ton coeur des choses du monde afin de pouvoir réaliser l’infinité du savoir divin et de voir si clairement la vérité que tu ne voudras plus de preuves pour prouver sa réalité et son témoignage. O questionneur affectueux, si tu t’envoles dans les hauteurs de l’esprit, tu verras que Dieu est à ce point exalté au-dessus de toutes choses, que tu ne trouveras nul autre que lui. Dieu existait avant toute chose. La sainteté de l’état que tu atteindras alors n’a pas besoin d’être discutée ni prouvée. Si tu voyages dans les saints royaumes de réalité, tu trouveras que l’on ne connaît les choses que par Dieu, et c’est par lui seul qu’il peut être connu (Baha’u'llah, Le livre de la certitude).
J’ai enfin trouvé mon vrai chez-moi !
1 décembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueCes trois derniers jours, j’ai pris conscience que j’avais passé toute ma vie avec le sentiment d’être comme un bateau perdu dans la tempête et que ce n’est que maintenant, après 41 ans d’errance, qu’il a trouvé son port d’attache. En effet, ces trois derniers jours, où que j’aille et quoi que je fasse, j’ai le sentiment profond que je suis chez moi, dans ma vraie maison et en sécurité. Mon vrai chez-moi est Dieu. Quel soulagement ! Et quelle sérénité ! Il faut juste, à présent, que je développe ce sentiment afin qu’il devienne permanent en moi.
Je suis enfin heureuse !
28 novembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueJ’ai trouvé la Vérité : c’est Dieu ! C’est être, par le cœur et la pensée, auprès de Dieu et se laisser aller à l’amour de Dieu, tout le reste est secondaire, négligeable, car impermanent, à l’opposé de la vie auprès de Dieu qui est la Vérité éternelle. Voilà le but de la vie et je l’ai atteint ! Je ne recherche donc rien d’autre, j’ai tout ce qu’il me faut : Dieu.
Maintenant je comprends enfin le sens profond de l’extrait ci-dessous:
Verset 1.8 : O fils de l’esprit! Il n’y aura de repos pour toi que si tu te détournes de toi-même et que tu rejoints mon Esprit; car il convient que tu te glorifies par mon nom et non par le tien, que tu t’en remettes à moi et non à toi-même, car je désire être aimé seul et par-dessus tout (Baha’u'llah, Paroles Cachées).
L’inspiration divine permet une perception de l’univers plus puissante que celle de nos cinq sens.
27 novembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueL’être humain est composé de deux éléments principaux : un corps physique, de nature matérielle, ainsi qu’une âme, de nature spirituelle. L’âme est un « souffle » de Dieu qui vient animer le corps ; et sans ce « souffle » divin, le corps ne serait qu’un tas de chaire inerte.
Verset 32.7 : (…) Il [Dieu] a commencé la création de l’homme à partir de l’argile
Verset 32.8 : Puis Il tira sa descendance d’une goutte d’eau vile [le sperme];
Verset 32.9 : Puis Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit. Et Il vous a assigné l’ouïe, les yeux et le coeur. Que vous êtes peu reconnaissants !
(Coran, Sourate 32).
Verset 38.71 : Quand ton Seigneur dit aux anges: “Je vais créer d’argile un être humain.
Verset 38.72 : Quand Je l’aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit, jetez-vous devant lui, prosternés”.
Verset 38.73 : Alors tous les anges se prosternèrent,
Verset 38.74 : A l’exception d’Iblis qui s’enfla d’orgueil et fut du nombre des infidèles.
(Coran, Sourate 38).
Le corps physique nous permet de percevoir le cosmos au moyen de cinq sens : la vue, l’audition, l’odorat, le goût et le toucher. Mais le cosmos ne se rabat pas uniquement à des choses que l’on peut voir, entendre, sentir, goûter ou toucher ; d’où notre incompréhension et notre ignorance complètes, si nous nous basons uniquement sur nos cinq sens, face à certains phénomènes que nous qualifions alors de « surnaturels », « métaphysiques »… Par contre, si nous acceptons de recevoir les messages et les informations que nous envoie Dieu par son inspiration, nous aurions alors une perception beaucoup plus puissante de l’univers. Un jour, une personne non voyante a dit : La vraie vision est celle du cœur. Comme elle avait raison !
Seule la divine lumière peut nous donner la vision des choses invisibles et nous permettre d’entrevoir des vérités qui ne se révéleront au monde que dans plusieurs milliers d’années (Abdu’l-Baha, Causeries d’Abdu’l-Baha a Paris).
Il est donc clair que l’esprit a une intelligence considérable qui peut se passer de l’intermédiaire des cinq sens, comme la vue et l’ouïe (Abdu’l-Baha, Les lecons de St-Jean d’Acre).
Notre tranche de vie physique est négligeable dans la vie de l’âme.
26 novembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueL’intelligence et le savoir humains ne sont là que pour nous permettre de vivre notre vie physique ; mais notre vie physique est impermanente, passagère et donc totalement négligeable devant notre vie spirituelle qui, elle, est au contraire permanente. Il est donc plus logique de nous connecter à l’intelligence et au savoir divins dont l’étendue englobe toute la création, dans tous ses états et en tout temps, plutôt que de se limiter à une intelligence et un savoir limités, provisoires et dépourvus de consistance.
Notre intelligence nous empêche d’accéder au savoir divin.
23 novembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueLe savoir humain égoïste découle de l’intelligence humaine. Mais l’intelligence humaine ne comprend pas les mystères divins qui ne peuvent être abordés que par la foi. C’est pourquoi, en nous fiant uniquement à nos facultés de raisonnement, nous avons tendance à considérer comme inexistante cette voix intérieure divine qui, pourtant, est bien là, qui nous « parle » et à laquelle nous ne pouvons alors qu’appliquer des dénominations du type « intuition », « instinct », « sixième sens »… qui traduisent, en fait, l’incompréhension de notre intelligence face à ce phénomène qui, de plus, survient couramment.
Le vrai savoir n’émane que de ces mines de la sagesse divine et de ces trésors de science éternelle. Tout ce que nous disons confirme les fameuses Traditions : “Le savoir n’était qu’un point; les ignorants en ont fait une montagne”, et aussi : “Le savoir est une lumière que Dieu a mise dans le coeur de ceux qu’Il veut”. Comme les hommes n’ont pas compris ce qu’était le savoir, et qu’ils ont appelé science les stupidités forgées par leur intelligence, ils ont renié le Créateur du savoir (Baha’u'llah, Livre de la certitude).
Car il en est qui, ne se fiant qu’à leur raison, renient ce qu’elle ne comprend pas (Baha’u'llah, Les sept vallées).
L’intelligence et le savoir humains nous permettent de vivre notre vie physique sans plus ; seul le savoir divin peut nous permettre d’accéder à la Vérité.
La lumière de l’intelligence nous permet de comprendre et de connaître tout ce qui existe; mais seule la divine lumière peut nous donner la vision des choses invisibles et nous permettre d’entrevoir des vérités qui ne se révéleront au monde que dans plusieurs milliers d’années. C’est la lumière divine qui permit aux prophètes de voir à l’avance ce qui se passerait deux mille ans plus tard et nous assistons aujourd’hui à l’accomplissement de leurs visions. C’est donc cette lumière que nous devons chercher car elle est supérieure à toute autre. C’est par cette lumière que Moïse fut à même de voir et de comprendre la divine apparition, et d’entendre la céleste voix qui lui parlait depuis le buisson ardent. C’est de cette lumière que Muhammad parle quand il dit: “Allah est la lumière des cieux et de la terre “. Recherchez cette lumière céleste de toutes vos forces, afin de parvenir à comprendre les réalités, à connaître les secrets de Dieu et afin que les voies cachées vous apparaissent clairement. On peut comparer cette lumière à un miroir: de même qu’un miroir reflète tout ce qui est devant lui, ainsi cette lumière révèle à la vue de notre esprit tout ce qui existe dans le royaume de Dieu et elle rend visible la réalité des choses. Grâce à cette lumière éclatante, toute l’interprétation spirituelle des saintes Ecritures s’est trouvée éclairée, les choses cachées de l’univers de Dieu ont été manifestées et nous avons pu comprendre quels sont les objectifs divins pour l’humanité (Abdu’l-Baha, Causeries d’Abdu’l-Baha a Paris).
Mais il ne faut pas que le souci des questions triviales de la vie physique accapare l’être humain au détriment de son évolution spirituelle.
Chapitre I (A propos du corps, de l’âme et de l’esprit) : L’être humain se présente sous trois aspects: le corps, l’âme et l’esprit. Le corps est la partie physique ou animale de l’homme. Au point de vue corporel, l’homme fait partie du règne animal. Le corps de l’homme et celui de l’animal se composent d’éléments maintenus ensemble par la loi de l’attraction. Comme l’animal, l’homme possède des facultés sensorielles; il ressent la chaleur, le froid, la faim, la soif, etc. A la différence de l’animal, il possède une âme douée de raison: l’intelligence humaine. Cette intelligence est l’intermédiaire entre son corps et son esprit. Si l’homme accepte que l’esprit, à travers son âme, éclaire son entendement, il peut alors contenir toute la création, car cet homme, étant l’aboutissement de tout ce qui a paru avant lui, est par conséquent supérieur à tous les êtres des évolutions antérieures, et il contient en lui-même le monde inférieur tout entier. Illuminé par l’esprit, à travers l’âme, la brillante intelligence de l’homme fait de lui la couronne même de la création. Mais si l’homme n’ouvre pas son coeur et sa raison à la bénédiction de l’esprit et s’il tourne son âme vers la matière et vers le côté physique de sa nature, il déchoit de son rang élevé et devient inférieur aux créatures du règne animal. En ce cas, l’homme est dans une condition misérable; car si les capacités spirituelles de l’âme, accessible au souffle de l’Esprit divin, ne sont jamais utilisées, elles s’affaiblissent, s’atrophient et deviennent finalement inutilisables; et pendant ce temps, les capacités matérielles de l’âme, s’exerçant seules, deviennent terriblement puissantes et le malheureux, non dirigé, devient plus sauvage, plus injuste, plus vil, plus cruel et plus malveillant que les animaux intérieurs eux-mêmes. Toutes ses aspirations et tous ses désirs étant fortifiés par sa nature inférieure, il devient de plus en plus brutal, jusqu’à ce que son être tout entier ne dépasse pas le niveau des bêtes périssables. Des hommes tels que celui-ci se préparent à mal agir, à nuire et à détruire; ils sont entièrement dépourvus du divin esprit de compassion, car la nature divine de leur âme a été dominée par son côté matériel. Si, au contraire, le caractère spirituel de l’âme a été fortifié au point de maîtriser le côté physique de l’homme, celui-ci peut alors s’approcher du divin; sa nature humaine devient si glorieuse que les vertus de l’Assemblée céleste se manifestent en lui; il rayonne la grâce de Dieu, stimule le progrès spirituel de l’humanité, car il devient un phare éclairant son chemin. (…) Certains hommes sont uniquement préoccupés par les choses de ce monde; leur attention s’attache à tel point aux moeurs et aux traditions qu’ils sont indifférents aux autres domaines de l’existence et à la signification spirituelle de toutes choses. Ils pensent au développement matériel et rêvent de célébrité terrestre. Leur horizon se borne aux plaisirs sensuels et à un cadre de vie confortable; leurs plus hautes ambitions sont de remporter des succès eu égard aux conditions et aux circonstances de ce monde. Ils ne réfrènent pas leurs penchants inférieurs; ils mangent, ils boivent et ils dorment ! Comme les animaux, ils ne pensent qu’à leur bien-être physique. Il est vrai qu’il faut satisfaire à ces nécessités. La vie est un fardeau qu’il nous faut porter sur terre, mais il ne faut pas que le souci des questions triviales de la vie accapare l’être humain au détriment de ses pensées et de ses aspirations. Les désirs du coeur devraient tendre à un but plus glorieux et l’activité intellectuelle se porter à des niveaux plus élevés. Les hommes devraient garder dans l’âme la vision de la perfection divine et y préparer une demeure pour l’inépuisable bonté de l’Esprit divin. Mettez votre ambition dans l’établissement d’une civilisation céleste sur la terre. Je sollicite pour vous la bénédiction suprême afin que l’Esprit divin vous remplisse d’un tel dynamisme que vous deveniez la cause de la vie dans le monde (Abdu’l-Baha, Causeries d’Abdu’l-Baha a Paris).
C’est l’inspiration divine et non l’intelligence humaine qui nous permettrait de « comprendre » l’essence de Dieu. Pour cela, nous devons arrêter d’être prisonniers de notre intelligence humaine.
Les intelligences auront beau progresser et parvenir au plus haut degré de la compréhension, elles n’arriveront jamais plus loin qu’à voir les signes et les attributs de la Divinité dans le monde de la création, et non dans le monde de Dieu. En effet, l’essence et les attributs du Seigneur de l’Unité sont dans les hauteurs de la sainteté et, pour les intelligences et les compréhensions, il n’y a pas de chemin qui mène à ce degré suprême (Abdu’l-Baha, Les lecons de St-Jean d’Acre).
A l’opposé de l’intelligence humaine, l’intelligence divine est un pouvoir de conscience et non un pouvoir de recherche et d’expérience. En accédant à cette nouvelle forme d’intelligence, nous pourrons alors percevoir des réalités inconcevables pour l’intelligence humaine.
Mais l’intelligence universelle divine, qui est en dehors de la nature, c’est la bonté du pouvoir du Préexistant. Cette intelligence universelle divine embrasse les réalités existantes et elle perçoit les lumières des mystères divins. C’est un pouvoir de conscience, non un pouvoir de recherche et d’expérience (Abdu’l-Baha, Les lecons de St-Jean d’Acre).
Il est donc clair que l’esprit a une intelligence considérable qui peut se passer de l’intermédiaire des cinq sens, comme la vue et l’ouïe (Abdu’l-Baha, Les lecons de St-Jean d’Acre).
L’Homme a la prétention et l’illusion de détenir le seul savoir.
22 novembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueLe savoir humain a été construit par l’Homme ; par conséquent il est très limité par rapport au savoir divin qui, considéré par nos capacités humaines, est infini. L’Homme a été créé par Dieu ; l’Homme est très inférieur à Dieu. Comment l’Homme peut-il avoir la prétention et l’audace de faire passer en priorité son savoir limité par rapport au savoir de Dieu ? Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Nous ne somme rien comparés à Dieu, cela est évident. Nous devons donc avoir l’humilité de nous considérer entièrement dépendants de Dieu ; et tout notre savoir ne doit dépendre que de celui de Dieu. Nous devons arrêter de nous considérer comme des êtres à part entière, emplis d’orgueil et de prétention. Nous sommes parce que Dieu a bien voulu nous faire et nous ne serions que néant sans Lui. Nous devons accepter l’idée que nous ne sommes rien moins que les serviteurs de Dieu, que c’est Lui notre Maître absolu, que nous ne respirons et ne vivons que par Lui et que notre comportement doit être intégralement dicté par Lui. Si nous faisons l’effort d’abandonner notre prétendu savoir humain et nos critères égoïstes pour nous concentrer exclusivement sur le savoir inspiré de Dieu, alors nous accéderons progressivement à la vraie noblesse et à une grandeur que nul ne pourrait atteindre avec son seul savoir humain.
La colère est une conséquence directe du savoir humain égoïste.
22 novembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueJe me suis longtemps demandée comment éviter de se laisser submerger par la colère. La colère est une conséquence directe de ce savoir humain égoïste. En effet, lorsque survient un évènement contraire à nos prétendus critères de vie et lorsque nous nous détournons de l’inspiration divine parce que nous sommes persuadés que nous sommes en accord avec nos critères de référence, alors nous ne pouvons nous empêcher de nous laisser aller à la colère. Par contre, si nous faisons attention à notre voix intérieure qui nous arrive de Dieu, alors, d’autres horizons s’ouvrent à nous, la colère tombe et nous considérons cet évènement désagréable avec plus de patience et plus de lucidité.
Notre vraie nature.
21 novembre 2008 par alarecherchedelaveriteabsolueLa vie terrestre, telle que nous la percevons, est une gigantesque illusion où, à travers les siècles, l’être humain a développé un certain savoir lui permettant de survivre dans un environnement hostile, savoir qui est donc basé sur des exigences égoïstes. Mais la vraie vie est spirituelle et le vrai savoir est d’inspiration divine. Pour accéder au savoir divin, il est nécessaire de se détacher du savoir humain. Comment ? En déplaçant, des choses terrestres, toute notre capacité affective, toute notre charge d’amour et tout notre désir, pour les reporter uniquement sur Dieu. De cette manière, nous acceptons alors aisément de perdre tout ce que nous possédons dans ce monde matériel et ce pour quoi nous avions fait, dans le passé, l’effort d’acquérir conformément aux règles de notre savoir humain, à savoir : les biens matériels, la réussite, la gloire, les honneurs … Nous détacher de notre savoir humain pour nous tourner vers le savoir divin est notre vraie nature et tout comportement contraire à notre vraie nature engendre la souffrance. Justement, presque personne, ici-bas, n’échappe à la souffrance ; elle est toujours présente pour nous rappeler que, à l’image de la douleur physique, occasionnée par une brûlure par exemple, qui est là pour nous mettre en garde contre un danger qui porte atteinte à l’intégrité de notre organisme, pareillement, la douleur morale est aussi là pour nous signaler qu’un certain comportement est un danger pour notre âme. La souffrance morale nous oblige à reconsidérer nos positions, dans le but d’évoluer en accord avec notre vraie nature, qui est spirituelle et basée sur un savoir exclusivement divin.
Saches en vérité qu’il y a deux sortes de savoir : le divin et le satanique. L’un coule de la fontaine de l’inspiration divine et l’autre n’est que le reflet de pensées vaines et obscures. La source du premier est Dieu lui-même; la motivation du second sont les murmures des désirs égoïstes. L’un est guidé par le principe : “crains Dieu, il t’instruira”, l’autre est une confirmation de cette vérité que “le savoir est le plus grand voile qui nous sépare de Dieu”. Les fruits du premier sont la patience, le désir ardent, la vraie compréhension et l’amour; ceux du second l’arrogance, la vanité et la suffisance. Et dans les explications données par les Envoyés, nul ne risque de respirer les senteurs de ce sombre savoir dont l’obscurité étouffe la terre, qui ne produit que rébellion et iniquité et dont les résultats sont la rancune et la haine : ce sont des poisons mortels et l’ombre des arbres de ce savoir n’est qu’un feu dévorant. Combien est juste ce qu’a dit le poète : “Tiens ferme le bord de la robe d’amour et n’en rougis pas; quitte les chemins suivis par ceux qui ont réussi dans ce monde, quelque grand que soit leur réputation”. Le coeur doit donc être purifié de tout ce qu’il entend et se détacher de toute affection terrestre afin qu’il puisse découvrir le sens caché de l’inspiration divine et devienne le trésor des mystères de la connaissance divine. Ainsi qu’il est dit : “Celui qui voyage sur le blanc chemin vers le sanglant réconfort ne peut atteindre sa demeure si sa main n’est pas entièrement vide de tous les biens de ce monde.” Telle est la condition première requise du voyageur. Réfléchis et comprends la vérité de ces paroles (Baha’u'llah, Le livre de la certitude).
Au vu de tout ceci, à présent, je ne peux m’empêcher de m’interroger de la façon suivante :
Le savoir humain, bien qu’éphémère, a cependant été transmis de générations en générations, considéré par tout le monde comme la référence. Nous avons passé toute notre vie à acquérir ce savoir humain ; et maintenant, après toutes ces années, je viens d’apprendre que tout cela est à jeter. Mais alors pourquoi Dieu nous a-t-il laissés nous induire en erreur ? Pourquoi nous a-t-il laissés perdre tout ce temps ? Mais Dieu ne peut pas se tromper, il y a certainement une raison valable à cela, une raison que je crois commune à notre présence même sur Terre.
Verset 20.115 : En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il oublia; et Nous n’avons pas trouvé chez lui de résolution ferme.
Verset 20.116 : Et quand Nous dîmes aux anges: “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent, excepté Iblis qui refusa.
Verset 20.117 : Alors Nous dîmes: “ô Adam, celui-là est vraiment un ennemi pour toi et ton épouse. Prenez garde qu’il vous fasse sortir du Paradis, car alors tu seras malheureux.
Verset 20.118 : Car tu n’y auras pas faim ni ne seras nu,
Verset 20.119 : Tu n’y auras pas soif ni ne seras frappé par l’ardeur du soleil”.
Verset 20.120 : Puis le Diable le tenta en disant: “ô Adam, t’indiquerai-je l’arbre de l’éternité et un royaume impérissable?”
Verset 20.121 : Tous deux (Adam et Eve) en mangèrent. Alors leur apparut leur nudité. Ils se mirent à se couvrir avec des feuilles du paradis. Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s’égara.
Verset 20.122 : Son Seigneur l’a ensuite élu, agréé son repentir et l’a guidé.
Verset 20.123 : Il dit: “Descendez d’ici, (Adam et Eve), [Vous serez] tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s’égarera ni ne sera malheureux.
(Coran, sourate 20).
Verset 7.11 : Nous vous avons créés, puis Nous vous avons donné une forme, ensuite Nous avons dit aux anges: “Prosternez-vous devant Adam.” Ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui ne fut point de ceux qui se prosternèrent.
Verset 7.12 : [Dieu] dit: “Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner quand Je te l’ai commandé?” Il répondit: “Je suis meilleur que lui: Tu m’as créé de feu, alors que Tu l’as créé d’argile”.
Verset 7.13 : [Dieu] dit: “Descends d’ici, Tu n’as pas à t’enfler d’orgueil ici. Sors, te voilà parmi les méprisés.”
Verset 7.14 : “Accorde-moi un délai, dit (Satan,) jusqu’au jour où ils seront ressuscités. “
Verset 7.15 : [Dieu] dit: “Tu es de ceux à qui ce délai est accordé.”
Verset 7.16 : “Puisque Tu m’as mis en erreur, dit [Satan], je m’assoirai pour eux sur Ton droit chemin,
Verset 7.17 : puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants.”
Verset 7.18 : “Sors de là”, dit (Dieu), banni et rejeté ! Quiconque te suit parmi eux… de vous tous, J’emplirai l’Enfer”.
Verset 7.19 : “ô Adam, habite le Paradis, toi et ton épouse; mangez, vous deux, à votre guise; et n’approchez pas l’arbre que voici, sinon, vous seriez du nombre des injustes “.
Verset 7.20 : Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché – leurs nudités – leur chuchota, disant: “Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des anges ou d’être immortels”.
Verset 7.21 : Et il leur jura: “Vraiment, je suis pour vous deux un bon conseiller”.
Verset 7.22 : Alors il les fit tomber par tromperie. Puis, lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leurs nudités leur devinrent visibles; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela: “Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre? Et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était pour vous un ennemi déclaré?”
Verset 7.23 : Tous deux dirent: “ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde nous serons très certainement du nombre des perdants”.
Verset 7.24 : [Dieu] dit : ” Descendez, vous serez ennemis les uns des autres. Et il y aura pour vous sur terre séjour et jouissance, pour un temps.”
Verset 7.25 : [Dieu] dit : “Vous y vivrez, vous y mourrez et de là on vous fera sortir. “
Verset 7.26 : ô enfants d’Adam! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. Mais le vêtement de la piété est meilleur ! Voilà un des signes de Dieu. Peut-être s’en souviendront-ils !
Verset 7.27 : ô enfants d’Adam! Que le Diable ne vous tente pas comme il a fait sortir du Paradis vos parents, leur arrachant leur vêtement pour leur rendre visibles leurs nudités. Il vous voit, lui et ses suppôts, d’où vous ne les voyez pas. Nous avons désigné les diables pour alliés à ceux qui ne croient pas.
Verset 7.28 : Quand ceux-ci commettent une turpitude, ils disent: “C’est une coutume léguée par nos ancêtres et prescrite par Dieu.” Dis: ” Dieu n’ordonne pas la turpitude. Direz-vous sur Dieu ce que vous ne savez pas?”
Verset 7.29 : Dis: “Mon Seigneur a commandé l’équité. Que votre prosternation soit exclusivement pour Lui. Et invoquez-Le, sincères dans votre culte. De même qu’Il vous a créés, vous retournerez à Lui”.
Verset 7.30 : Il guide une partie, tandis qu’une autre partie a mérité l’égarement parce qu’ils ont pris, au lieu de Dieu, les diables pour alliés, et ils pensent qu’ils sont bien-guidés !
Verset 7.31 : ô enfants d’Adam, portez votre parure (vos habits) en tout lieu de prière.Mangez et buvez; ne commettez pas d’excès. Il [Dieu] n’aime pas ceux qui commettent des excès.
Verset 7.32 : Dis: “Qui a interdit la parure de Dieu, qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures?” Dis: “Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans la vie de ce monde, jusqu’au Jour de la Résurrection.” Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent.
Verset 7.33 : Dis: “Mon Seigneur a seulement interdit les turpitudes, tant apparentes que cachées, de même que le péché, l’agression sans droit, le fait d’associer à Dieu ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve et le fait de dire sur Dieu ce que vous ne savez pas”.
Verset 7.34 : Pour chaque communauté il y a un terme. Si leur terme arrive, ils ne peuvent le retarder d’une heure et ils ne peuvent le hâter non plus.
Verset 7.35 : ô enfants d’Adam! Si des messagers pris parmi vous viennent pour vous exposer Mes signes, alors ceux qui acquièrent la piété et se réforment, n’auront aucune crainte et ne seront pas affligés.
(Coran, Sourate 7).
Ainsi, si nous somme sur Terre, c’est parce que nos ancêtres communs à tous les humains - Adam et Eve – ont fait l’erreur de se détourner du savoir divin pour un savoir égoïste satanique. Nous sommes donc sur Terre pour une éducation visant à nous faire comprendre que le savoir égoïste est contre notre vraie nature et qu’il n’engendre que souffrances ; que notre vraie nature est spirituelle et que l’unique savoir pour nous doit être l’inspiration divine.